Licence 3G : Matignon Favorable à Un Quatrième Opérateur
En avril dernier, l'Elysée a fait connaître son intention de vendre les fréquences encore disponibles en plusieurs lots, et a demandé à l'Arcep d'étudier la question. Suite a une consultation publique, le régulateur des télécoms a rendu sa copie le 22 septembre, concluant à la nécessite d'ouvrir la porte à un nouvel entrant pour relancer la concurrence dans le secteur.
Pourtant, un mois plus tard, lors de la présentation du plan "France numérique 2012", Eric Besson, le secrétaire d'Etat au Développement de l'économie numérique, déclarait qu'il n'était question "ni d'imposer ni d'exclure un nouvel opérateur de téléphonie mobile" dans le cadre du nouvel appel d'offre qui sera lancé au cours du premier trimestre 2009. Ce nouvel appel d'offres prendrait en compte trois critères pour l'attribution des fréquences UMTS restantes : l'aménagement du territoire, le prix, et le développement de la concurrence, notamment par les biais des opérateurs mobiles virtuels. L'idée était donc que le jeu soit ouvert à tous, sans que ne soit favorisé un nouvel entrant.
Entre un plan Besson porté par l'Elysée et une note de Matignon, le dossier de la quatrième licence de téléphonie mobile 3G ne semble pas faire l'unanimité au sein du gouvernement. La note du directeur adjoint du cabinet de François Fillon rappelle que l'attribution de ces fréquences est "la dernière occasion de faire apparaître un opérateur de réseau supplémentaire en France, le seul grand pays européen à ne disposer que de trois opérateurs de téléphonie mobile." Certes, mais l'Elysée hésite à froisser les patrons de ces trois grands groupes, notamment Bouygues dont la filiale de téléphonie mobile, troisième en part de marché, pâtirait sans doute le plus de l'arrivée d'un quatrième opérateur de réseau.
Lisa

Les commentaires récents